Dois-je déclarer mes revenus en France ou en Espagne ?

Lorsqu’une personne vit entre la France et l’Espagne, possède des biens dans les deux pays ou y perçoit des revenus, la question de l’État compétent pour l’imposition devient centrale.

Dois-je déclarer mes revenus en France ou en Espagne ?

La réponse ne dépend ni du lieu de nationalité, ni du lieu où se trouve le patrimoine, mais principalement des règles relatives à la résidence fiscale et de l’application de la convention fiscale franco-espagnole. Une mauvaise analyse peut conduire à une double imposition, à des omissions déclaratives ou à un redressement.

Le principe déterminant : la résidence fiscale

Le pays dans lequel vous devez déclarer l’ensemble de vos revenus dépend en priorité de votre résidence fiscale.

Plusieurs critères sont examinés par les administrations :

  • le temps de présence dans chaque État
  • la localisation du foyer familial
  • le lieu de l’activité professionnelle
  • le centre des intérêts économiques

Ces critères peuvent produire des résultats différents selon la situation personnelle du contribuable.

Pour comprendre comment ces éléments sont appréciés, consultez la page :
Résidence fiscale entre la France et l’Espagne

Les critères principaux utilisés par les administrations

Le nombre de jours de présence

La règle des 183 jours constitue un repère fréquent mais elle n’est jamais suffisante à elle seule.

Le foyer familial

La localisation du conjoint et des enfants peut primer sur le temps de présence.

L’activité professionnelle

Le lieu d’exercice habituel du travail est déterminant dans de nombreuses situations.

Le centre des intérêts économiques

Il peut s’agir du lieu où sont situés les principaux investissements, sociétés ou sources de revenus.

Les cas typiques d’erreur

Certaines idées reçues entraînent régulièrement des difficultés :

  • penser qu’un NIE suffit à devenir résident fiscal
  • croire que payer des impôts locaux signifie être résident
  • supposer qu’une résidence secondaire modifie automatiquement la situation
  • ignorer l’impact de la localisation de la famille

Ces erreurs sont souvent découvertes lors d’un contrôle ou d’un échange d’informations entre administrations.

Le rôle essentiel de la convention fiscale franco-espagnole

Lorsque les deux États estiment qu’une personne pourrait être résidente sur leur territoire, la convention fiscale détermine quel pays dispose du pouvoir d’imposition prioritaire.

Elle prévoit des règles de départage successives, notamment :

  • le foyer permanent d’habitation
  • le centre des intérêts vitaux
  • le lieu de séjour habituel

Pourquoi une analyse personnalisée est indispensable

Aucune situation transfrontalière ne peut être résolue par une règle automatique. La qualification de résident fiscal peut dépendre de détails tels que :

  • la date précise du départ ou de l’installation
  • la nature des revenus perçus
  • la structure du patrimoine
  • la situation familiale
  • l’existence de sociétés ou d’investissements

Une analyse approximative peut avoir des conséquences financières importantes plusieurs années après.

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