Héritage : les étapes de la déclaration de succession d’un Français en Espagne

Lorsqu’un Français décède en laissant un bien immobilier, des héritiers ou des intérêts économiques en Espagne, la succession implique nécessairement des démarches spécifiques auprès des autorités espagnoles.

étapes de la déclaration de succession d’un Français en Espagne
Successions et héritages

Sènakpon Gbassi

3 février 2026

La déclaration de succession obéit à des règles distinctes selon la nature des biens concernés et suppose une coordination précise entre les démarches civiles, fiscales et administratives réalisées en France et en Espagne. Cet article présente, de manière structurée, les principales étapes pratiques de la déclaration de succession d’un Français en Espagne.

Dans quels cas une succession doit-elle être déclarée en Espagne ?

Une succession doit faire l’objet de démarches en Espagne notamment lorsque :

  • le défunt possédait un bien immobilier situé en Espagne,
  • des démarches notariales doivent être accomplies devant un notaire espagnol,
  • des héritiers résident hors d’Espagne,
  • des obligations fiscales existent en Espagne du fait des biens transmis.

La localisation des biens et la nature des actifs jouent un rôle déterminant dans la répartition des obligations déclaratives entre la France et l’Espagne.

Biens immobiliers et actifs financiers : où déclarer la succession ?

Biens immobiliers situés en Espagne

Conformément à la convention fiscale franco-espagnole, les biens immobiliers sont déclarés et imposés dans l’État où ils sont situés. Lorsqu’un bien immobilier dépendant de la succession est situé en Espagne, la déclaration de succession doit donc être effectuée en Espagne.

Cela implique notamment :

  • la signature d’un acte de partage ou d’acceptation de succession devant notaire en Espagne,
  • le dépôt d’une déclaration de succession auprès de l’administration fiscale espagnole.

Actifs financiers

Les actifs financiers sont en principe déclarés dans l’État du dernier domicile fiscal du défunt. Ainsi, les comptes bancaires ou placements détenus en Espagne par un Français résidant fiscalement en France sont généralement déclarés et imposés en France, sous réserve d’une analyse au cas par cas.

Délais pour déclarer une succession en Espagne

La déclaration de succession doit être présentée dans un délai de six mois à compter de la date du décès. Des mécanismes de prorogation existent, ainsi que des pénalités en cas de dépassement du délai. Les règles applicables aux délais et aux pénalités relèvent de la fiscalité successorale espagnole.

Pour une analyse complète de ces règles, voir la page Fiscalité successorale en Espagne.

Les principales étapes de la déclaration de succession d’un Français en Espagne

La procédure successorale implique généralement les étapes suivantes :

  • obtention d’un acte de décès en version plurilingue,
  • vérification des dernières volontés en France et en Espagne,
  • consultation du registre central espagnol des assurances vie,
  • inventaire et évaluation des biens, notamment immobiliers,
  • obtention ou attribution d’un numéro d’identification fiscale espagnol,
  • désignation d’un représentant fiscal en Espagne si nécessaire,
  • préparation des procurations pour les héritiers non résidents,
  • traduction assermentée des documents rédigés en français,
  • signature de l’acte de partage ou d’acceptation devant notaire en Espagne,
  • dépôt de la déclaration de succession auprès de l’administration fiscale,
  • paiement des droits éventuels et taxes locales,
  • inscription du nouveau titre de propriété au registre foncier espagnol.

Ces démarches doivent être coordonnées afin d’éviter les incohérences entre les actes civils, les déclarations fiscales et les formalités d’enregistrement.

Autres impositions liées à la succession en Espagne

Taxe municipale sur l’augmentation de la valeur du sol

La transmission d’un bien immobilier est soumise à la taxe municipale sur l’augmentation de la valeur du sol.

Son montant dépend notamment :

  • de la commune concernée,
  • de la durée de détention du bien,
  • de sa valeur de transmission.

Impôt sur le revenu des non-résidents

Les héritiers non résidents restent soumis, chaque année, à l’impôt sur le revenu des non-résidents du seul fait de la détention d’un bien immobilier en Espagne, qu’il soit occupé ou non.

Cette obligation est indépendante de la déclaration de succession elle-même.

Pour une vision d’ensemble

Cet article constitue une ressource explicative sur le déroulement pratique d’une déclaration de succession en Espagne.

Pour une analyse complète et cohérente de votre situation, vous pouvez consulter les pages suivantes :

Ces pages permettent d’appréhender la succession dans sa globalité, tant sur le plan civil que fiscal.

 

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