En droit français des successions, les frères et sœurs ne sont pas appelés à hériter de manière systématique. Leur vocation successorale dépend de la composition de la famille du défunt, de l’existence ou non de descendants et de la présence des parents.

Cet article présente les règles de dévolution successorale applicables aux frères et sœurs en droit français.
En l’absence de conjoint successible, l’article 734 du Code civil distingue quatre ordres d’héritiers :
Chaque ordre exclut les suivants. Les frères et sœurs appartiennent ainsi au deuxième ordre, aux côtés des parents du défunt.
Les articles 737 et 738 du Code civil précisent les situations dans lesquelles les frères et sœurs sont appelés à la succession.
Lorsque le défunt :
la succession est répartie comme suit :
Les frères et sœurs se partagent cette moitié à parts égales, sous réserve des règles de représentation.
Lorsque :
la succession est répartie comme suit :
Lorsque :
les frères et sœurs, ou leurs descendants, héritent de l’intégralité de la succession, à l’exclusion de tout autre parent. Ils deviennent alors les héritiers principaux du défunt.
Les frères et sœurs ne sont pas héritiers réservataires. Ils peuvent donc être totalement exclus de la succession par testament, sous réserve du respect des droits des héritiers réservataires éventuels, notamment les descendants.
Depuis la réforme issue de la loi du 23 juin 2006, entrée en vigueur le 1er janvier 2007, les parents ne sont plus héritiers réservataires. Ils peuvent également être exclus de la succession, sous réserve du mécanisme spécifique du droit de retour légal.
Lorsque la succession comporte un élément d’extranéité, notamment un bien situé en Espagne, il est nécessaire de :
Les règles françaises relatives à la vocation successorale des frères et sœurs peuvent continuer à s’appliquer, y compris lorsque des démarches successorales sont accomplies à l’étranger.
Pour une analyse complète des successions impliquant plusieurs pays et différents ordres d’héritiers, vous pouvez consulter les pages suivantes :

Le certificat de résidence fiscale est le document officiel permettant d’attester qu’une personne est considérée comme résidente fiscale en Espagne pour une période donnée.
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Lorsqu’un Français décède en laissant un bien immobilier, des héritiers ou des intérêts économiques en Espagne, la succession implique nécessairement des démarches spécifiques auprès des autorités espagnoles.
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Lorsqu’un couple est marié sous un régime de communauté, la qualification d’un bien comme propre ou commun peut avoir des conséquences importantes, notamment en cas de succession, de séparation ou de contentieux patrimonial.
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