Le partenaire lié par un pacte civil de solidarité et l’impôt sur les successions en droit français

Le partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité bénéficie, en droit français, d’un régime fiscal particulièrement favorable en matière de succession. Toutefois, cette exonération fiscale ne doit pas être confondue avec les droits civils du partenaire pacsé, qui demeurent sensiblement différents de ceux du conjoint survivant.

Le partenaire lié par un pacte civil de solidarité et l’impôt sur les successions en droit français

Cet article précise les règles applicables, leurs conditions et leurs limites.

Principe de l’exonération des droits de succession

Fondement légal

L’article 796-0 bis du Code général des impôts prévoit une exonération totale des droits de succession au profit du partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité. Cette exonération s’applique aux successions ouvertes à compter du 22 août 2007.

Assimilation fiscale au conjoint survivant

Sur le plan fiscal, le partenaire pacsé est assimilé au conjoint survivant. Aucun droit de succession n’est dû sur les biens recueillis.

Distinction entre droits fiscaux et droits civils

Absence de qualité d’héritier réservataire

Contrairement au conjoint survivant, le partenaire pacsé n’est pas héritier réservataire. Il ne bénéficie d’aucun droit successoral automatique en l’absence de dispositions particulières.

Nécessité d’un testament

Le partenaire pacsé ne peut hériter que si le défunt l’a expressément désigné par testament. Cette désignation doit respecter les limites de la quotité disponible en présence éventuelle d’héritiers réservataires, notamment les descendants.

Conditions d’application de l’exonération

Justification du pacte civil de solidarité

Le partenaire survivant doit produire une attestation d’inscription du pacte civil de solidarité afin de bénéficier de l’exonération fiscale.

Partenariats conclus à l’étranger

L’exonération s’applique également aux personnes ayant conclu un partenariat civil à l’étranger, sous réserve de démontrer que ce partenariat est assimilable à un Pacs français.

Étendue de l’exonération fiscale

Biens concernés

L’exonération porte sur l’ensemble des biens recueillis par le partenaire pacsé survivant, quelle que soit leur nature, notamment :

  • biens immobiliers,
  • meubles,
  • valeurs mobilières,
  • contrats d’assurance vie.

Confirmation jurisprudentielle

La Cour de cassation a confirmé l’application de cette exonération, notamment dans des arrêts rendus le 9 février 2012 (2e chambre civile) et le 11 octobre 2023 (chambre commerciale).

Enjeux dans les successions internationales

Dans les successions comportant un élément d’extranéité, notamment en présence de biens situés à l’étranger, il convient de distinguer :

  • la loi civile applicable à la succession,
  • la fiscalité française applicable au partenaire pacsé,
  • la fiscalité éventuellement applicable dans l’autre État concerné.

L’exonération prévue par le droit français ne s’étend pas automatiquement aux impositions étrangères.

Pour aller plus loin

Pour une analyse globale des successions impliquant un contexte international, vous pouvez consulter :

À lire aussi

Contacter le cabinet en remplissant ce formulaire ou en appelant le (+34) 965 14 29 99

SENAKPON GBASSI est le Responsable du traitement des données à caractère personnel de l’utilisateur et vous informe que les données seront traitées conformément aux dispositions du Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril (GDPR) et à la Loi Organique 3/2018 du 5 décembre (LOPDGDD), en fournissant les informations suivantes concernant ce traitement : Fins et légitimation du traitement : maintenir une relation commerciale (par intérêt légitime du responsable, art. 6.1.f GDPR) et envoyer des communications concernant nos produits ou services (par consentement de l’intéressé, art. 6.1. a GDPR). Critères de conservation des données : celles-ci ne seront pas conservées au-delà du temps nécessaire aux du traitement ou tant qu’existeront des prescriptions légales ordonnant leur conservation ; lorsque cela ne sera plus nécessaire, elles seront supprimées dans le respect des mesures de sécurité appropriées afin d’assurer l’anonymisation des données ou leur destruction totale. Communication des données : elles ne seront pas communiquées à des tiers, sauf en cas d’obligation légale. Droits octroyés à l’utilisateur : droit de retirer son consentement à tout moment. Droit d’accès, de rectification, de portabilité et d’effacement de ses données, et de limitation ou d’opposition à leur traitement. Droit de présenter une réclamation auprès de l’Autorité de Contrôle (www.aepd.es) s’il estime que le traitement n’est pas conforme à la réglementation en vigueur.