Succession en Espagne : accompagnement des héritiers francophones

Lorsque, à l’occasion de l’ouverture d’une succession, il y a des biens immobiliers ou des actifs financiers en Espagne, la succession peut relever en tout ou partie du droit espagnol.

Succession en Espagne : accompagnement des héritiers francophones

Le cabinet accompagne les héritiers francophones dans les successions franco-espagnoles, de l’analyse de la loi applicable aux démarches notariales et administratives en Espagne, pour garantir et assumer une sécurisation juridique et fiscale du dossier.

À qui cette page s'adresse

Cette page s'adresse notamment à :

  • des héritiers résidant en France ou hors d'Espagne,
  • des familles françaises disposant d'un bien immobilier en Espagne,
  • des familles françaises qui disposent d'actifs financiers en Espagne,
  • des successions impliquant plusieurs pays,
  • des dossiers nécessitant des démarches successorales en Espagne.

Points clés sur les successions franco-espagnoles

  • La loi applicable dépend de la résidence habituelle du défunt (sauf choix de loi par testament)
  • Les démarches doivent être accomplies dans un délai de 6 mois
  • La fiscalité successorale espagnole diffère de celle appliquée en France
  • Les héritiers français peuvent être représentés en Espagne sans déplacement
  • Un bien immobilier en Espagne déclenche des obligations en droit espagnol
  • L'acceptation ou la renonciation à la succession a des conséquences juridiques importantes
  • Des procurations rédigées en français permettent d'agir sans se déplacer
  • Une coordination entre notaires français et espagnols est souvent nécessaire

Dans quels cas une succession relève du droit espagnol ?

Une succession peut relever du droit espagnol notamment lorsque :

  • un bien immobilier qui dépend de la succession se trouve en Espagne,
  • le défunt résidait en Espagne au moment du décès,
  • des démarches successorales doivent être accomplies auprès d'un notaire espagnol,
  • les héritiers résident hors d'Espagne mais la succession est ouverte en Espagne.

Quelle loi s'applique à une succession franco-espagnole ?

Règle générale

Conformément au règlement européen sur les successions, la loi applicable est en principe celle de la résidence habituelle du défunt au moment du décès.

Exceptions et choix de loi

Le défunt peut, par testament, avoir choisi l'application de la loi de sa nationalité.
L'existence et le contenu du testament sont donc déterminants.

Cas des successions franco-espagnoles

Lorsque la succession implique la France et l'Espagne, il est indispensable d'analyser la cohérence entre la loi applicable, les actes existants et les biens concernés.

Pour approfondir la question du testament et de son impact sur la loi applicable, voir :
Testament en Espagne

Quelles sont les étapes d'une succession en Espagne ?

Une succession en Espagne implique généralement les étapes suivantes :

  1. collecte des documents nécessaires sur les dernières volontés,
  2. détermination de la loi civile ainsi que la fiscalité applicables,
  3. intervention notariale en Espagne,
  4. acceptation ou renonciation à la succession,
  5. formalités fiscales et administratives.

Délais à prévoir

  • Durée moyenne d'une succession simple : 3 à 6 mois. Les délais varient selon la complexité du dossier.
  • Délai impératif pour les formalités fiscales : 6 mois à compter du décès (prorogation possible de 6 mois sur demande).
  • Obtention du certificat de dernières volontés : 15 jours ouvrables

La fiscalité successorale applicable en Espagne obéit à des règles spécifiques, distinctes de celles prévues en France. Voir : Fiscalité successorale en Espagne

Documents nécessaires pour une succession en Espagne

Les documents requis varient selon la situation, mais comprennent généralement :

L'expertise du cabinet en successions franco-espagnoles

Depuis sa création en 2001, le cabinet s'est spécialisé dans les successions impliquant la France et l'Espagne. Cette double inscription aux barreaux de Paris et d'Alicante permet d'intervenir directement dans les deux pays et de maîtriser les spécificités juridiques et fiscales des deux systèmes.

Cette spécialisation garantit :

  • une analyse précise de la loi applicable selon votre situation personnelle,
  • une coordination directe avec les notaires français et espagnols,
  • une représentation des héritiers résidant en France sans déplacement obligatoire,
  • une sécurisation juridique et fiscale tenant compte des conventions franco-espagnoles,
  • des procurations rédigées en français, signées devant votre notaire habituel.

Ressources complémentaires sur les successions en Espagne

Pour approfondir certains aspects spécifiques de votre succession franco-espagnole, consultez nos pages dédiées :

Questions fréquentes sur les successions franco-espagnoles

Je dois régulariser une succession en Espagne même si le défunt était français et résidait en France?

Oui. Une succession peut relever du droit espagnol même si le défunt était français et résidait en France, notamment lorsqu’il possédait un patrimoine immobilier en Espagne. La loi applicable dépend de plusieurs critères, dont la résidence habituelle du défunt et l’existence éventuelle d’un testament dans lequel il aurait opté pour une législation concrète.

Quelle loi s’applique à une succession franco-espagnole ?

En principe, la loi applicable est celle de la résidence habituelle du défunt au moment du décès, conformément au règlement européen sur les successions. Toutefois, le défunt peut avoir choisi par testament l’application de la loi de sa nationalité. Chaque situation doit être analysée au cas par cas.

Un héritier français doit-il se déplacer en Espagne pour une succession ?

Pas nécessairement. Dans de nombreuses situations, les héritiers résidant en France peuvent être représentés en Espagne pour les démarches notariales et administratives, sous réserve de fournir les procurations et documents requis. Le cabinet se charge de rédiger les procurations que vous signerez, en français, devant votre Notaire habituel.

Combien de temps dure une succession en Espagne ?

La durée varie selon la complexité du dossier. À titre indicatif, une succession simple peut être réglée en quelques mois, tandis qu’une succession impliquant plusieurs héritiers, des biens immobiliers ou des situations transfrontalières peut prendre davantage de temps, la moyenne étant de six mois.

Quels sont les délais fiscaux à respecter en Espagne ?

En Espagne, les héritiers disposent en principe d’un délai de six mois à compter du décès pour accomplir certaines formalités fiscales. Des prorogations peuvent être possibles, mais elles doivent être demandées dans des délais précis.

Faut-il accepter ou refuser une succession en Espagne ?

Oui, un héritier peut accepter ou refuser une succession en Espagne.
Il est également possible d’accepter une succession sous bénéfice d’inventaire afin de limiter la responsabilité aux biens hérités. Le choix a des conséquences juridiques importantes et doit être fait en connaissance de cause.

La fiscalité successorale est-elle la même qu’en France ?

Non. La fiscalité des successions en Espagne est distincte de celle appliquée en France et varie selon la région concernée, le lien de parenté et la situation personnelle des héritiers. Une analyse spécifique est nécessaire pour évaluer les droits applicables.

Un testament français est-il valable en Espagne ?

Oui, le testament établi en France est valable en Espagne. Il est toutefois essentiel de vérifier sa conformité et son impact au regard du droit espagnol, notamment lorsqu’il concerne des biens situés en Espagne.

Dans quels cas l’intervention d’un avocat en Espagne est-elle recommandée ?

L’intervention d’un avocat est particulièrement recommandée lorsque la succession implique :

  • des héritiers non résidents,
  • des biens immobiliers en Espagne,
  • plusieurs législations nationales ainsi que des conventions internationales,
  • des enjeux fiscaux ou patrimoniaux importants.

Nous résidons en France et mon mari n’avait pas fait de testament. Cela pose un problème pour régulariser la succession en Espagne ?

Non, pas du tout. Puisque vous résidez en France, l’acte de notoriété signé en France sera appliqué en Espagne.

Avec mon mari nous étions mariés sous le régime de la communauté universelle en France. Ce régime existe en Espagne ?

Non, ce régime n’existe pas en Espagne mais votre régime matrimonial sera respecté et appliqué en Espagne aussi.

Contact et première analyse du dossier

Pour toute situation successorale impliquant l’Espagne, vous pouvez contacter le cabinet pour un accompagnement. Une première analyse permet d’identifier le cadre juridique applicable, les démarches à envisager ainsi que les frais à prévoir.

Contacter le cabinet en remplissant ce formulaire ou en appelant le (+34) 965 14 29 99

SENAKPON GBASSI est le Responsable du traitement des données à caractère personnel de l’utilisateur et vous informe que les données seront traitées conformément aux dispositions du Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril (GDPR) et à la Loi Organique 3/2018 du 5 décembre (LOPDGDD), en fournissant les informations suivantes concernant ce traitement : Fins et légitimation du traitement : maintenir une relation commerciale (par intérêt légitime du responsable, art. 6.1.f GDPR) et envoyer des communications concernant nos produits ou services (par consentement de l’intéressé, art. 6.1. a GDPR). Critères de conservation des données : celles-ci ne seront pas conservées au-delà du temps nécessaire aux du traitement ou tant qu’existeront des prescriptions légales ordonnant leur conservation ; lorsque cela ne sera plus nécessaire, elles seront supprimées dans le respect des mesures de sécurité appropriées afin d’assurer l’anonymisation des données ou leur destruction totale. Communication des données : elles ne seront pas communiquées à des tiers, sauf en cas d’obligation légale. Droits octroyés à l’utilisateur : droit de retirer son consentement à tout moment. Droit d’accès, de rectification, de portabilité et d’effacement de ses données, et de limitation ou d’opposition à leur traitement. Droit de présenter une réclamation auprès de l’Autorité de Contrôle (www.aepd.es) s’il estime que le traitement n’est pas conforme à la réglementation en vigueur.